Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 13:51

 

Christophe Aguiton, membre du conseil scientifique d'Attac, a donné à Rennes ce mercredi 18 novembre une conférence portant sur les enjeux du sommet de Copenhague, point final du cycle de négociations internationales portant sur l'action à mener contre le réchauffement climatique et ses conséquences.

Cet exercice, organisé par le groupe local d'Attac, est conforme à la vocation première de cette organisation qui veut pratiquer l'éducation populaire (même si, malheureusement, le public était encore une fois composé essentiellement de membres des classes moyennes éduquées...).

La conférence fut très intéressante : Christophe Aguiton a adopté le point de vue des mouvements sociaux dans le cadre des négociations climatiques, et nous a exposé les enjeux à long terme du « moment Copenhague » : mise au point rapide mais fort éclairante.

Tout d'abord, un mot sur Attac. Cette organisation est née en 1998 en France, avant de se développer avant dans le monde, dans le contexte de la montée du mouvement altermondialiste. En 1998, il s'agissait de créer une ONG consacrée principalement à la défense de la Taxe Tobin sur les marchés financiers, et plus généralement la lutte contre l'emprise du système financier sur les vies et la démocratie. Une mobilisation pas fondamentalement écologiste donc ; mais peu à peu les horizons de lutte se sont élargis, et la forte implication d'Attac sur l'enjeu climatique en est exemplaire.

Je passe maintenant à un rapide compte-rendu (de mémoire, saluez l'exploit).

 

Copenhague : des choix historiques pour le climat, l'énergie... et donc pour nos sociétés

Aguiton tient d'abord à souligner le caractère historique du sommet de Copenhague. Ce sera sans doute le sommet international le plus médiatisé de l'histoire. C'est la première fois qu'aura lieu une vaste confrontation Nord-Sud depuis les épisodes des indépendances dans les années 1960. Enfin, la mobilisation des mouvements sociaux est inédite : les réseaux internationaux sont évidemment actifs mais y compris au sein des États et des sociétés civiles, les évènements sont nombreux – Attac France par exemple se livre pendant ces quelques semaines à une activité comparable à celle déployée lors de la campagne référendaire de 2005.

Évidemment, l'enjeu est lui même historique. La perspective adoptée par Aguiton est à ce sujet très intéressante : la prise en compte du changement climatique devra conduire à une transition énergétique radicale. Les exemples historiques de la généralisation de la machine à vapeur grâce au charbon à la fin du XVIIIe siècle, puis l'invention du moteur électrique à la fin du XIXe siècle, permettent de dire que les structures sociales et politiques de nos sociétés en dépendent étroitement. La forme et la quantité d'énergie utilisée par les sociétés déterminent leur mode d'organisation. La machine a vapeur a ainsi permis et causé la concentration de la main d'œuvre dans les usines, l'urbanisation et la concentration de la richesse et du pouvoir ; le moteur électrique quant à lui a renforcé le taylorisme en améliorant le fonctionnement des chaînes de montage.

Les choix énergétiques effectués face à l'enjeu climatique seront donc eux aussi déterminants : l'énergie nucléaire suppose une concentration de la production d'énergie, et le développement d'une technostructure étatique forte, ainsi que d'un système sécuritaire développé ; les modes de production des énergies renouvelables peuvent également donner lieu à plus ou moins de concentration ; la sobriété énergétique réduisant quant à elle la dépendance des individus au système de production.

[le rôle déterminant de l'énergie dans l'organisation des sociétés est également abordé par Ivan Illich dans Énergie et équité, un vieux bouquin très éclairant que je suis en train de découvrir et dont je tâcherai de faire une compte-rendu bientôt]

 

Copenhague : petite typologie des acteurs

Les principaux acteurs des négociations sont les Etats du monde, mais d'autres catégories sont également parties prenantes : collectivités locales, ONG, etc.


-L'Union européenne. Son rôle a évolué ces derniers temps. D'abord, elle était perçue comme un bon élève dans la lutte contre le changement climatique : contrairement à nombre de pays développés, elle a respecté son engagement contracté à Kyoto de baisse de 8% de ses émissions (grâce il est vrai à un subterfuge lié à l'intégration des 10 nouveaux entrants dont l'industrie polluante s'est effondrée depuis 1990... et par ailleurs du fait des délocalisations industrielles vers les pays du Sud). De même, les leaders européens se montraient très favorables à une aide financière massive aux pays du Sud afin de les accompagner dans leurs efforts de transition vers une développement moins émetteur de CO2. Enfin, contrairement à certains chefs d'Etat occidentaux, les européens ne nient pas la responsabilité humaine dans le réchauffement.

Pourquoi une telle bonne volonté (toutes proportions gardées) ? Parce que tout l'intérêt de l'UE est de prendre en compte cet enjeu. L'Allemagne et l'Espagne, qui disposent d'une avance certaine dans les technologies des énergies renouvelables (éolien, solaire thermique et photovoltaïque), ont beaucoup à gagner à voir s'engager une vaste transition énergétique faisant d'eux les fournisseurs du monde. De même, la France espère conforter son statut de leader mondial de l'énergie nucléaire. Par ailleurs, les anciennes métropoles coloniales que sont le Royaume-Uni et la France voyaient dans les aides au Sud un moyen de conserver les restes de puissance aujourd'hui incarnés par la Françafrique et le Commonwealth, face à la présence toujours plus insistante en Afrique des USA et surtout de la Chine.

Ce statut de bon élève a vite disparu, dans les derniers mois. Deux facteurs ont joué. D'abord les contradictions internes du groupe d'Etats qu'est l'UE : les pays de l'est de l'UE ont refusé de contribuer à des aides massives pour le Sud, arguant de leur propre retard économique. Ensuite la crise économique de 2008 a mis à mal les finances des Etats et montré leurs priorités : plutôt sauver les banques qu'aider le Sud. Aujourd'hui, les propositions d'aide au Sud ont largement baissé et il est même proposé de rediriger l'actuelle « aide au développement » (écoles, systèmes de santé...) vers la transition énergétique des pays du Sud. Inutile de préciser que ceux-ci ont dès lors perdu toute confiance en les gesticulations européennes.


-Les USA
. Là aussi, la position a changé depuis quelques mois, mais cette fois-ci dans le bon sens : l'administration Obama reconnaît l'existence du réchauffement, et les responsabilités humaines... rappelons-nous que ce n'était pas le cas sous George W. Bush. Mais les Etats-Unis continuent à freiner des quatre fers en ce qui concerne l'adoption d'engagements contraignants. C'est le principal point de clivage des négociations, qui oppose les USA à tous les autres négociateurs. L'argument d'Obama est de souligner l'énorme rigidité de la machine états-unienne : « une énorme paquebot qui nécessite beaucoup de temps et d'énergie pour dévier un tant soit peu sa trajectoire », selon la métaphore reprise par Aguiton. Cette rigidité est bien réelle. L'exemple de l'urbanisme montre combien la difficulté est structurelle : les villes étatsuniennes sont caractérisées par un très fort étalement urbain, avec d'immenses étendues de quartiers pavillonnaires, à la densité très faibles : dans ces conditions il est irréaliste d'imaginer le moindre système de transports en commun qui soit énergétiquement rationnel. La ville de Flint dans le Michigan illustre la radicalité des mesures qu'il faudrait prendre : la crise industrielle ayant causé une réduction drastique du nombre d'emplois et donc d'habitants de la ville, les quartiers se sont en partie désertifiés et la municipalité a décidé de procéder au regroupement de la population restante dans le centre, avant de raser les zones évacuées et de les convertir à l'exploitation agricole...

Derrière cet argument ô combien fondé, il faut également comprendre un facteur lié à la tradition politique et au jeu institutionnel étatsuniens. Les USA refusent par principe de se soumettre à des obligations internationales : mentalité de superpuissance sûre de son droit... mais aussi rapport de forces entre organes de l'Etat fédéral. En effet, le président Obama a très peur de rééditer l'expérience malheureuse de ses prédécesseurs Woodrow Wilson et Bill Clinton : le premier avait permis la création de la Société des Nations (SDN), ancêtre de l'ONU, au lendemain de la Première guerre mondiale... mais de retour aux USA le Congrès avait refusé de ratifier le traité. De même, Bill Clinton avait signé le protocole de Kyoto fixant des objectifs contraignants, avant d'essuyer un refus du Congrès... Aujourd'hui, la présidence Obama, déjà pas très bien engagée, aurait du mal à se remettre d'une nouvelle confrontation avec les parlementaires.


-Le Groupe des 77 + Chine,
regroupant à l'origine 77 pays en voie de développement (aujourd'hui environ 130) plus la Chine (considérée comme intermédiaire entre les PED et les pays développés). Ces pays, qui ont entamé un développement à l'occidentale de manière accélérée, n'ont pas encore atteint notre niveau d'émissions, fort heureusement d'ailleurs. Et contrairement aux exclamations des leaders des pays développés, ils sont assez largement convaincus de la nécessité de lutter contre le réchauffement climatique ; seulement, ils exigent de la part du Nord des aides financières substantielles pour parvenir à infléchir leur trajectoire de développement.

La Chine en particulier, réalise des efforts importants en matière d'émissions de gaz à effet de serre. Elle a d'ailleurs tout à gagner au développement des énergies renouvelables puisqu'à l'instar de l'Espagne et de l'Allemagne, elle dispose d'une certaine avance dans ce domaine. Sa seule réserve en ce qui concerne un éventuel accord contraignant vient du fait qu'elle cherche à gagner du temps : pour amorcer un réel infléchissement de son développement vers de moindres émissions, sans trop nuire à la croissance économique qui lui est indispensable pour neutraliser les tensions sociales, il lui faut encore plusieurs années. Elle cherche donc à fixer des objectifs à long terme plutôt qu'à court terme.

-Un groupe de pays parmi les plus pauvres (PMA, Pays les moins avancés), axé autour de la Bolivie et du Paraguay. Soutenus par les altermondialistes comme Attac, ils militent pour que le Nord assume l'essentiel des coûts de l'adaptation au réchauffement, à la hauteur de leur responsabilité historique ; d'autre part ils refusent l'extension des mécanismes de marché dans l'appareil de régulation des émissions. En effet ces mécanismes, qui concernent pour l'instant les droits à émettre, pourraient aller jusqu'à concerner la déforestation, ce qui donnerait lieu à des situations ubuesques dans lesquelles les grandes firmes forestières et agricoles auraient le dernier mot.

-Parmi les États, citons pour finir pèle-mêle les groupes réunissant les archipels menacés par la montée des eaux, les pays à forêt humide, etc.

 

-La société civile (ou les mouvements sociaux, comme on voudra) est également représentée, dans sa diversité :

-le caucus des peuples indigènes réunit des organisations d'autochtones de la planète entière (amérindiens, esquimaux, océaniens etc.), représentant environ 100 millions de personnes. Ce groupe est également proche des altermondialistes, même s'il est divisé sur la question de la mise sur le marché des droits à la déforestation : certains d'y opposent radicalement, sachant que cela mènera à des abus et à des déséquilibres, tandis que les autres estiment que c'est un moindre mal, puisque cela pourrait constituer une ressource financière pour les communautés des zones forestières.

-le réseau CAN (Climate Action Network) regroupe à l'échelle mondiale des ONG environnementalistes comme Greenpeace et WWF (les Amis de la Terre ayant rejoint l'autre groupe, décrit plus bas). Sa déclinaison en France est le RAC : Réseau d'Action Climat (qui intègre lui les Amis de la Terre français – ne cherchez pas à comprendre). Ils jouent un rôle de lobby auprès des États et des collectivités locales et sont notamment à l'origine en France de l'Ultimatum climatique, pétition en ligne adressée à Sarkozy. Ils étaient initialement un soutien de l'UE, lorsque celle-ci était encore le bon élève de la classe. Fixant comme prioité absolue l'enjeu environnemental, ils estiment que le problème posé par le marché des droits à polluer est secondaire (même si son effondrement lors de la crise financière a frappé les esprits et commence à faire bouger les lignes).

-le réseau mondial d'ONG auquel appartient Attac est CJN (Climate Justice Now), comprenant donc Attac, les Amis de la Terre, Via Campesina, etc. En France ce réseau s'appelle UCJS : Urgence Climatique, Justice Sociale. Comme son nom l'indique, il souhaite imposer les enjeux sociaux parmi les termes de l'équation à résoudre à Copenhague. De fait, nombre de ses membres proviennent du champ des luttes sociales, et pas vraiment environnementales : Attac en est l'exemple. Le point de clivage avec CAN est donc le refus du marché des droits à polluer, qui avantage les grandes entreprises pouvant obtenir par ce biais l'autorisation de continuer leurs déprédations environnementales, surtout au Sud.

-les entreprises envoient également leurs représentants aux négociations, par le biais des Fondations et des lobbyistes, se revendiquant évidemment du désormais sacrosaint développement durable.

 

Dernier petit groupe d'acteurs (sachant que j'en ai sans doute oublié des dizaines !) : les collectivités locales. Celles-ci ont une grande responsabilité dans le réchauffement climatique, car très souvent ce sont elles qui peuvent mettre en œuvre des politiques d'infrastructures, de transports, de recyclage, d'agriculture... Notons que le groupe mondial des collectivités locales est actuellement présidé par la ville de Nantes, et qu'il est notamment représenté lors des négociations par l'adjoint (Vert) à la mairie de Nantes Ronan Dantec, et le conseiller régional de Bretagne (UDB) Christian Guyonvar'ch. Vivent les écologistes bretons !!

 

Enfin : chapeautant le tout, on trouve l'ONU. Elle défend entre autres un élément important (en accord avec les pays en développement et les altermondialistes) : la gestion du fonds d'adaptation alloué aux pays du Sud par une agence des Nations Unies. Cela va à l'encontre de la volonté des USA qui entendent confier cette éventuelle manne à la Banque mondiale ou au FMI, beaucoup moins démocratiques et donc plus dociles...

Pronostic
Pour Christophe Aguiton, l'issue la plus probable - et la plus souhaitable dans le domaine du possible- de la conférence, est l'absence d'accord et la prolongation des négociations. C'est la seule alternative plausible à un "mauvais accord" peu ambitieux qui mettrait un point final à la coopération climatique. De plus cela constituerait une opportunité pour la société civile d'amplifier la pression sur les gouvernements en vue de décisions ambitieuses.  


Rendez-vous dans quelques jours pour voir ce qu'il en est.


Par Martin - Publié dans : Mobilisations
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 18:35
 A quelques semaines du sommet de Copenhague, les écologistes ont les yeux rivés sur les États-Unis, qui détermineront pour beaucoup l’issue des négociations. De ce pays peut venir l’élan qui manque aujourd’hui pour mener jusqu’au bout une véritable politique environnementale mondiale, qui ne se limiterait plus à des paroles fleuries dont les conséquences sont quasiment nulles. En même temps, on peut avoir du mal à imaginer les États-Unis en leader mondial de l’écologie. On parle en effet souvent de l’empreinte écologique de ce pays : si tous les êtres humains avaient une consommation équivalente à celle d’un Américain, il faudrait l’équivalent de cinq terres pour subvenir à nos besoins en matière première. Mais qu’en est-il concrètement ?
                Pour tenter de le découvrir, rendez-vous à New York. La ville du Dow Jones, de l’Empire State Building qui domine la ville du haut de ses 102 étages, la dizaine de magasins Apple, les Starbucks coffee à chaque coin de rue, où l’on prend un café tout en surfant sur le web grâce au wifi… Cette modernité a de quoi envoûter. Pourtant, cette extraordinaire faculté à la démesure et au gaspillage se fait au prix d’une pollution et d’une utilisation des matières premières toujours accrues. Et si nous allions voir de l’autre côté de la lumière, pour découvrir une autre facette de la très contradictoire Big Apple ?
                New York c’est tout d’abord ses coffee shops qui fleurissent à chaque coin de rue, où tout ce qui est à acheter peut être  emporté. «Take away » semble y être la devise. Mais « throw away » pourrait l’être également : tous les emballages sont jetables. Les boissons sont dans des verres en plastique, avec un couvercle en plastique, on y boit avec des pailles en plastique emballées dans du plastique… Au supermarché, on trouve parfois moins de fruits frais que de portions de fruits coupés en morceaux dans des boîtes en plastique, que l’on mange en flânant dans la rue avec une fourchette, jetable elle aussi. Les supermarchés distribuent toujours des sacs en plastique. Dans la plupart des magasins, ce sont les employés eux-mêmes qui mettent les courses dans ces sacs, qu’ils mettent toujours en double pour qu’ils soient plus solides. Pendant ce temps, les poubelles s’amoncellent et il n’est pas rare d’en voir des tas entiers encombrer les trottoirs.
                Dans les rues, c’est le défilé de voitures, et pas n’importe lesquelles. Les 4*4 et les limousines, et même les limousines 4*4, sont la norme. Mais est-ce que des voitures tout terrain, qui se trouvent être aussi les plus polluantes, sont vraiment nécessaires dans les rues de New York ?
                A Times Square, les enseignes lumineuses et les écrans géants s’étalent de chaque côté de la rue, dans des prouesses de modernité: ainsi, les news et la météo défilent à 50km/h sur l'ancien immeuble du New York Times. Les buildings qui jouxtent cet endroit très animé ont obligation d’afficher une certaine quantité de publicité et de lumière sur leurs façades, ce qui représente une forte consommation d’électricité, d’autant plus que la plupart des enseignes sont allumées 24h/24.
                New York, c’est aussi les piscines que l’on peut trouver dans nombre de résidences. Parallèlement, en été, un filet d’eau quasiment tiède coule du robinet, à la place d'une eau bien fraîche. On serait presque obligé de se mettre au Coca! Le service d’approvisionnement en eau éprouve des difficultés à amener le précieux liquide jusqu’aux plus élevés des étages des plus hauts buildings. Pour y remédier, des réservoirs d’eau ont été construits sur les toits à partir de 1896. La plupart de ces citernes a été conservée jusqu'à aujourd'hui. Ainsi, le toit du célèbre Crown Building, sur la 5è Avenue, cache un réservoir dans son toit. Pas étonnant dans une ville où tout n’est qu’apparence.
                L’été, une autre source de gaspillage important apparaît : la climatisation. Les buildings, les magasins, les rames de métro sont entièrement climatisés, si bien qu’on peut passer une journée en ville sans jamais ressentir les effets de la chaleur. Mais là encore, tout est dans la démesure : les rames de métro sont maintenues à une température fraîche, alors que ses portes s’ouvrent toutes les deux minutes dans les stations où il fait au contraire très chaud. De même, la climatisation des magasins est parfois poussée à un niveau ubuesque : on ressent parfois la fraîcheur de la climatisation d’un magasin rien qu’en passant dans la rue devant ses portes ouvertes.
                Mais il y a pourtant de quoi garder un peu d’optimisme. Le développement des aliments biologiques montre que les Etats-Unis commencent à se préoccuper de la protection de l’environnement. Ces prémices d’une prise de conscience ne tentent pas de modifier le mode de consommation, elles commencent tout juste à émettre quelques réserves concernant un mode production basé sur l'utilisation abusive des pesticides et des engrais chimiques. Un changement de comportement est pourtant inévitable : vivant dans un mode aux ressources limitées, nous n’avons pas le choix : ou bien nous nous limitons de nous-mêmes en réduisant l’utilisation des matières premières, ou bien la finitude des réserves terrestres viendra nous limiter brutalement. Cet enjeu crucial sera discuté lors du sommet de Copenhague. D'où l'importance des décisions qui en découleront pour les années à venir.
Par Charlotte - Publié dans : Reportage
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 15:33
 « La gauche s'éclate », s'exclame Libération en Une (10-11 novembre 2009). L'enquête annuelle commandée par le journal à l'Institut Vivavoice mettrait cette fois-ci en évidence « une atomisation des valeurs des sympathisants de l'opposition ». Voyons voir :

 

Le jeu des cinq familles... recomposées

A partir d'une série de questions posées aux « sympathisants de gauche », relatives à leur positionnement politique et idéologique, l'enquête conclut à l'existence de 5 familles politiques de poids égal (autour de 20% des personnes interrogées), dont quatre déjà observées les années passées : La gauche interventionniste, la gauche sociale-libérale, la gauche antilibérale, la gauche anticonsumériste... et une nouvelle venue, la gauche antisystème écologiste.

Ce qui attire mon attention, c'est que la famille écologiste se situe au centre de la gauche, selon le joli graphique élaboré par Libération (voir plus bas).

Ce graphique situe les 5 familles politiques de gauche en fonction de leur position sur trois questions synthétiques : Plus ou moins d'État, Acceptation ou critique du capitalisme, Acceptation ou critique de la société de consommation. Sur ces trois axes, les sympathisants écologistes adoptent une position de critique modérée.




Grande partie de cache-cache idéologique

Ce graphique est aussi l'occasion pour Libé de situer certaines de nos personnalités politiques favorites : le trio Mélenchon-Aubry-Hollande fait copain-copain du côté des étatistes ; Buffet et ses amis communistes incarnent la critique du capitalisme à l'état pur, tandis que Besancenot et les sympathisants du NPA opèrent un rapprochement intéressant vers la « sensibilité écologiste » en se montrant les plus critiques vis-à-vis de la société de consommation. Sans surprise, Dominique Strauss-Kahn fait quant à lui cavalier seul du côté des sociaux-libéraux thuriféraires de cette même société de consommation.

Blague à part, certaines incongruités méritent tout de même d'être soulignées. D'abord, Bertrand Delanoë, éloigné de ses camarades socialistes, surgit tout près de la gauche antisystème écologiste. A croire que son OPA inamicale sur les réalisations de son ex-adjoint aux transports Verts à Paris (Denis Baupin) a complètement fonctionné ! Plus drôle, Ségolène Royal, représentante de la gauche sociale-libérale prétend avoir également sa place au sein de la sensibilité écologiste, délimitée il est vrai à grands traits. Quant à Daniel-Cohn-Bendit, c'est à tort qu'il est situé au centre de gravité de la famille écologiste : quoi qu'on en pense, son acceptation du capitalisme est bien plus forte que celle de la majorité des Verts et écologistes indépendants. On devrait sans doute le voir presque bras-dessus bras-dessous avec Ségolène, à la frontière des « sociaux-libéraux » et des « anticonsuméristes ».


Dans la famille centriste, donnez-moi... Laurent Joffrin

Je passe maintenant aux conclusions ahurissantes (et néanmoins prévisibles !) qu'en tire l'innénarrable Laurent Joffrin. On sent venir le coup dès le sous-titre de l'article principal, dont il n'est pourtant pas l'auteur : « Notre sondage met en relief le poids acquis, dans le camp progressiste, par les "antisystèmes écologistes". Une nouvelle donne qui plaide en faveur d'un vaste rassemblement ». (Je souligne)

On ne voit pas bien le lien entre l'émergence des écologistes et la nécessité d'une vaste rassemblement. A moins qu'il ne s'agisse de la crainte de la part des non-écologistes de ne pas recevoir les fruits de ce dynamisme ! Non, décidément, la conclusion politique adéquate aurait plutôt été un rassemblement autour des écologistes, compte-tenu de la place centrale qu'ils occupent.

De ce point de vue, la suite des déblatérations du rédac'chef de Libé relève de la sophistique. Son Éditorial de la page 3 (placé en guise de conclusion des résultats édifiants présentés précédemment) s'intitule : « Vers la grande alliance » (ben voyons). Pour lui, « chacune [des 5 familles] détient une part de la vérité ». Et de sauter aussitôt à la question du Modem : « certains à gauche l'ont compris, qui ont engagé le rassemblement. Vincent Peillon au PS, Daniel Cohn-Bendit chez les Verts, Robert Hue chez les communistes, ont jeté des ponts avec le Modem sans se couper du reste de la gauche [!!!] (…). Des clubs de pensée comme Terra Nova ou comme le Crea de Jean-François Kahn, prochainement fondé, œuvrent dans le même sens ».

Or il est tout bonnement hypocrite que de centrer (c'est le cas de le dire !) la question du rassemblement sur le Modem, alors même que le graphique présenté situe Bayrou à l'extrême marge de l'espace « de gauche » : meilleur ennemi de l'État, meilleur ami du capitalisme (et à ma grande surprise, aussi critique de la société de consommation que le gros des écologistes...).

Les initiatives de rassemblement citées par Joffrin ne répondent d'ailleurs pas du tout à son propre plaidoyer pour une « grande alliance » : un rassemblement « social, écologique et démocrate » comme celui envisagé par le le club Peillon/Cohn-Bendit/Sarnez exclurait la gauche communiste et antilibérale. Car Robert Hue a quitté le PCF et est désormais un satellite du PS. Comme Peillon et Cohn-Bendit, il représente l'aile droite de sa famille politique. La grande alliance souhaitée par Joffrin est en réalité exclusivement de centre-gauche... voir de centre. Décidement, Joffrin c'est comme la droite : il ne nous décevra jamais.


L'écologie est à marier...

Un constat opposé découle selon moi des résultats de l'enquête. Comme je l'ai dit, l'écologie est centrale à gauche du point de vue des valeurs. Néanmoins, la relativité des affinités réciproques entre familles politiques est intéressante à observer. Ainsi, les sympathisants des Verts sont plus proches de ceux du NPA que d'aucun autre groupe politique constitué... Les militants communistes n'étant pas très lointains non plus. Au contraire, l'éloignement vis-à-vis de l'ensemble du PS est évident.

En tant qu'écologiste, j'en tire mes propres conclusions, également basées sur l'expérience de terrain :

Tout d'abord, la question d'une alliance avec le Modem ne se pose pas. Marginal pour la gauche, ce mouvement devra choisir lui-même son attitude au second tour des élections. Le moins que l'on puisse dire c'est que pour l'instant, le flou règne (voir la récente élection législative partielle dans les Yvelines, par exemple, mais aussi la situation dans les conseils municipaux, généraux, etc.).

En revanche, le débat devrait tourner autour des forces de la gauche traditionnelle : compte-tenu de la proximité entre les écologistes et la gauche de la gauche, pourra t-on faire l'économie d'un rapprochement entre ces deux pôles, rapprochement qui pourrait constituer un axe déterminant dans les luttes sociales et électorales à venir ? Ma réponse est non. En particulier parce que les préjugés réciproques entre les deux pôles sont largement exagérés : la gauche de la gauche n'est pas aussi anti-écolo qu'elle l'a été (en témoigne la lente mais certaine évolution du Parti de gauche, et les vacillements du productivisme au PCF) ; et d'autre part les Verts n'opèrent pas un recentrage aussi marqué que pourraient le faire penser les déclarations de leur leader informel et d'ailleurs peu représentatif, Daniel Cohn-Bendit.

L'enjeu est de taille, à bien des égards. Et notamment parce que sans un tel axe, l'option de centre-gauche pourrait acquérir un poids indu, lui permettant ainsi d'imposer au reste de la gauche son candidat à l'élection présidentielle de 2012 : par exemple Dominique Strauss-Kahn, qui n'est pas précisément le dénominateur commun de toutes les familles de la gauche.

Par Martin - Publié dans : Politique française
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Lundi 16 novembre 2009 1 16 /11 /Nov /2009 18:09

Communiqué des écologistes de Sciences-po Rennes à paraître dans LPDLC.

 

 Les écologistes de Sciences Po Rennes se félicitent de la dernière campagne électorale pour les élections au Conseil d'Administration de l'IEP, riche en débats et nouvelles idées. En effet, pour la première fois, les enjeux environnementaux font leur entrée dans les programmes. La motion de Qui veut durable ? pour « un IEP vert » a été signée par les deux parties, relayant ainsi la préoccupation et la sensibilité croissante d'un certain nombre d'étudiants à ces questions, reconnaissant le rôle et l'expertise des associations comme QVD dans ce domaine, et porteurs de mesures essentielles comme les économies d'énergie et de papier, la demande d'introduction du bio dans les RU, le tri sélectif, ou encore des cours facultatifs aux « thèmes environnementaux ».


Même si la liste SPRI a compris la nécessité de prendre en compte ces problématiques – et nous les saluons -, notre groupe a pour sa part néanmoins soutenu la liste SoliDEA (sans en faire partie en tant qu'organisation, SoliDEA étant un collectif d'étudiants). Pourquoi ? Parce que au-delà des simples mesures de gestion quotidienne et des gestes de bon sens, nous estimons que l'IEP, même à son niveau, doit s'inscrire pleinement dans la reconversion écologique de la société face aux enjeux planétaires qu'impliquent le changement climatique. Reconversion qui est indissociable d'une reconversion démocratique, sociale et économique de cette même société, problématique qui nous semble avoir été le plus prise en compte par la liste SoliDEA (Solidatité, Démocratie, Ecologie, Autonomie).

Plusieurs d'entre nous avons d'ailleurs activement contribué à l'élaboration des idées et de la rédaction du programme, et ce, dès les débuts du collectif, et même par la participation active à sa création. Ces mêmes étudiants se sont battus pour que le terme d'écologie, et des mesures ambitieuses l'accompagnant, soient adoptées à la fois dans la forme et dans le fond du programme de SoliDEA. Mission accomplie.


Par ailleurs, deux parmi nous se sont présentés aux élections, dont un a été élu. Cependant, tout n'est pas gagné, loin de là. 3 élus pour SoliDEA, c'est un début certes, mais qui doit présager de biens meilleurs scores pour les années suivantes, afin de réaliser les politiques ambitieuses mais nécessaires dans le domaine de l'écologie à l'IEP. Nous demeurerons attentifs à ce que les mesures annoncées et que les promesses de campagne soient tenues, d'un côté comme de l'autre. Un autre combat attend les élus, au sein des tables de négociation du CA. Ils auront besoin de votre soutien et de votre expertise citoyenne.


Ecologiquement vôtre,

Cédric

3e année

 

Par Ecolo Sciencespo-Rennes - Publié dans : Général
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /Oct /2009 19:02
 

SciencesPo-Rennes – Élections au CA du 5 novembre 2009

 

Les élections au Conseil d'Administration n'ont pas vocation à être partisanes. Pour autant, leur objet est bien la politique menée par l'IEP. Nos listes et nos propositions sont donc bien politiques.

Engagés, nous le sommes également chacun à titre individuel, via notre appartenance politique, syndicale, associative, ou en dehors de toute organisation.

Notre programme est à la fois ambitieux et réaliste. Réalistes, car il faut tenir compte des compétences limitées de notre établissement pour pouvoir agir. Ambitieux, car nous relions nos propositions à notre vision de la société et à la place que l'IEP doit y occuper.

 

 

Nos propositions sont organisées autour des axes suivants :

 

 

  • Pédagogie

     

  • Budget

     

  • Écologie

     

  • Vie étudiante

     

  • Sciences-Po dans l'Université

     

  • Transparence et démocratie

     

  • Responsabilité sociale de l'IEP


PEDAGOGIE

 

  • Révision de la maquette :

  • Dans l'optique du passage au master en 2 ans, notre offre de masters est à élargir et enrichir (en particulier en Droit, en soutenant la CPENA, et dans le domaine de la recherche) par l'intermédiaire de co-habilitations avec d'autres universités rennaises, bretonnes et autres.

  • Il faut envisager le déroulement de l'année à l'étranger en deuxième année, afin de permettre une plus grande cohérence des spécialisations de section (en 3e année) avec les masters, et des candidatures sereines à ceux-ci.

  • Dans cette perspective, on pourrait s'orienter vers une organisation avec deux voies principales d'accès (toutes deux nécessairement très sélectives) : en 1e année (premier cycle), et en 4e année (masters). A l'issue de la 3e année, un diplôme intermédiaire pourrait être accordé, permettant notamment de se présenter aux concours divers avant le niveau Bac+5.


  • Étudiants étrangers :

  • Nous estimons que l'accès aux conférences de méthodes (en particulier de Grands enjeux, voire en langues), élément essentiel de l'originalité et de la qualité de notre formation, et instance importante d'intégration dans la communauté étudiante de l'IEP, doit leur être plus largement ouvert, quitte à augmenter le nombre de groupes.

    Aménagement des emplois du temps :

  • Il faut veiller à l'équilibre des emplois du temps entre semestres. Il pourrait également être bénéfique de diversifier l'apport pédagogique et méthodologique en permettant, dès le premier cycle, de réaliser travaux de recherche ou des modules-projets. De même il doit être rendu plus aisé de suivre des cours en option facultative dans les facultés de Rennes (sport, langues, diverses branches du droit et des sciences sociales).

BUDGET

 

L'État a vocation à rester la principale source de financement de l'enseignement supérieur en général, et des IEP en particulier. Cependant, compte-tenu des orientations gouvernementales actuelles, il nous faut assurer la viabilité financière de l'établissement par des moyens complémentaires :

 

Taxe d'apprentissage :

  • Sa collecte doit faire preuve de volontarisme, qui plus est dans un contexte de ralentissement économique et de resserrement des budgets des entreprises, notamment via la promotion des projets étudiants et pédagogiques de nature sociale ou associative.

    Fondation :

  • Nous lui préférons la taxe d'apprentissage, qui ne donne lieu à aucune contrepartie de nature gestionnaire. Toutefois, sa création éventuelle pourrait permettre de mettre en place d'autres formes de financement, issues de collectivités publiques comme d'entreprises. Nous devons en tout cas veiller à ce qu'un tel mécanisme ne nuise pas à l'autonomie pédagogique et de la recherche de l'IEP, en garantissant par exemple la transparence et la collégialité de la gouvernance de cette fondation, un droit de regard sur la nature des entreprises y contribuant, etc.

    Hausse des frais d'inscription :

  • Dans ces conditions, elle ne doit constituer qu'un dernier recours et, le cas échéant, concerner seulement les ménages les plus aisés, par un accroissement de la progressivité.

 

ECOLOGIE

 

La crise écologique actuelle concerne l'IEP autant que le reste de la société. Les enjeux sont cruciaux et multiples : changement climatique, production massive de déchets de toutes sortes, pollutions chimiques, etc. Répondre à cette situation doit devenir pour nous une priorité, y compris budgétaire, et ne peut pas se cantonner à des politiques symboliques.

Sobriété énergétique :

  • Elle doit constituer l'essentiel de notre contribution à la lutte contre le réchauffement climatique (les panneaux solaires et éoliennes étant bannis de fait à proximité des quartiers historiques), par opposition au recours à l'électronucléaire, polluant et dangereux à maints égards (prolifération, accidents, conditions de travail...). Nous devons donc dresser, à titre indicatif, un bilan énergétique des activités de l'établissement ; engager des travaux d'isolation (double-vitrage principalement) ; rationaliser le recours au chauffage (le limiter dans les cages d'escalier et salles informatiques par exemple) ; généraliser les petits gestes pourtant utiles : arrêt des ordinateurs la nuit, etc. Enfin, tout projet d'extension immobilière devra répondre aux critères HQE (Haute Qualité Environnementale).

Pollutions diverses :

  • Le papier recyclé doit progressivement remplacer le papier conventionnel (5 fois plus polluant et énergivore) ; des économies de papier peuvent se faire grâce à la mise en place d'imprimantes et de photocopieuses en recto-verso. Parmi les petits gestes concrets, mentionnons par exemple l'utilisation de désherbant écologique dans les espaces verts.

Déplacements :

  • L'IEP doit demander à la municipalité de Rennes d'instaurer sur le Boulevard de la Duchesse-Anne un double-sens cycliste.

 

 

VIE ETUDIANTE

  • Fonds de solidarité internationale :

  • Leur revalorisation est impérative, notamment pour accompagner l'élargissement de nos partenariats avec les pays d'Afrique et d'Asie.

Diversité sociale de l'IEP :

  • Elle est à conforter en élargissant les partenariats existants avec les lycées ruraux et populaires, en y associant plus largement les étudiants et personnels de l'IEP.

Progressivité des droits d'inscription :

  • Il faut la maintenir et augmenter le nombre de tranches, afin de réduire les effets de seuil d'une tranche à l'autre.

Associations et projets des étudiants :

  • Nous voulons tenir compte tout particulièrement du critère d'utilité sociale et écologique des initiatives dans la répartition des subventions.

 

SCIENCES-PO DANS L'UNIVERSITE

 

 

L'IEP doit s'affirmer comme partie prenante du monde de l'Université française et en particulier parmi les établissements rennais. Notre statut de Grande École ne doit pas être un prétexte pour nous isoler, mais au contraire un moyen de contribuer à la richesse et à la pluridisciplinarité de l'enseignement supérieur et de la recherche.

 

Une voie d'entrée en 4e année

  •  

  • Une voie d'entrée en Master 1 doit être créée (avec un mode de sélection adapté et exigeant) pour les étudiants issus des universités, dans un souci de diversité disciplinaire et sociale.

     

Coopérations entre établissements :

  •  

  • Selon nous, elle est à développer, en particulier sur le site de Rennes. La mise en place de masters cohabilités n'en est qu'un exemple, d'autres initiatives peuvent être encouragés : invitation d'enseignants, organisation de colloques communs, faisabilité des doubles/diplômes, projets étudiants montés conjointement, etc.

     

  • Autonomie de la recherche :

     

  • L'IEP doit s'attacher à la consolider, en soutenant le CRAPE et plus généralement en restant autonome des intérêts des acteurs privés.


    Partenariats :

     

  • La faiblesse de notre réseau en Afrique et en Asie Centrale et du Sud-Est doit être comblée progressivement.


TRANSPARENCE ET DEMOCRATIE

Les enjeux de l'administration de l'IEP restent trop souvent flous pour les étudiants. Force est de constater que les élections, compte-rendus et procès-verbaux des CA, ne suffisent pas à garantir un minimum de transparence et donc de démocratie. En accord avec les orientations prises par la nouvelle direction, nous proposons donc quelques mesures simples :

Réunions avec les élus :

  • Avant et/ou après les séances du Conseil d'administration, et de manière exceptionnelle en fonction de l'activité des commissions, nous nous engageons à organiser, de préférence avec tous les élus étudiants, des réunions ouvertes à tous et largement publicisées, afin de vous communiquer l'ordre du jour, les enjeux des décisions, et de recueillir vos interrogations et propositions.

Parité :

  • Même dans le milieu privilégié qu'est l'IEP, la domination masculine s'exprime, le genre féminin étant systématiquement sous-représenté parmi les élu/es au CA. L'application de la règle de parité des listes ne serait donc pas inutile. Pour notre part, nous l'appliquons dès cette année, y compris à nos têtes de liste.

RESPONSABILITE SOCIALE DE L'IEP



En tant qu'employeur et sous-traitant, l'IEP doit assumer une responsabilité sociale quant au travail de nombreux salariés :

CDI et Contrats de droit public :

  • Ils sont à généraliser parmi le personnel administratif (au contraire, les CDD pour les ATER ne sont pas à remettre en cause à court terme : ils apportent une richesse pédagogique certaine et, dans un contexte de faiblesse des bourses, permettent le financement des thèses des doctorants).

Sous-traitance :

  • L'État refusant à l'heure actuelle de nous permettre de salarier directement ce personnel, il faut garantir, via un cahier des charges exigeant, de bonnes conditions de travail et la stabilité des contrats des femmes de ménage (employées par Véolia) et du veilleur.




La liste SPRI présente également des candidats. Voici un lien vers leurs propositions et bilan : http://www.facebook.com/search/?q=spri&init=quick#/group.php?gid=35325662751

 

Le 5 novembre, votez SoliDEA!


SoliDÉA
 

Par Ecolo Sciencespo-Rennes
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